Les pantalons relevés, l'eau à mi-mollet, nous avancons dans cette eau pas très claire à travers les rues de Can Tho. Le fleuve est très haut, déborde à certains endroits et envahit les rues à l'heure de la marée bi-quotidienne.
Depuis que nous avons passé la frontière, les différences avec le Cambodge sont nombreuses et très visibles. A la sortie du bateau, du coté des douanes vietnamiennes, nous avons été guidés vers les diverses cahutes et restos où la pause était quasi-obligatoire en attendant le retour de nos passeports tamponnés. Impossible de sortir des rangs, tout est minuté, programmé. Lors des visites, pas possible de rester plus longtemps pour profiter de la quiétude des temples.
Les 2 roues sont les rois, peu de voitures et de camions. Les tuk-tuks à vélo ont des formes différentes dans chaque ville traversée et ne sont pas des plus confortables. Pas de gros 4x4 indécents comme au Kampuchéa. Purtant le Vietnam est bien plus développé que son voisin. Des centaines de motos arretées aux feux. Beaucoup de chauffeurs portent le casque, qui souvent s'apparente plus à une coquille sur la tete qu'`a une véritable protection d'ailleurs.
Ici, les femmes se promènent seules dans les rues, s'arretent boire des cafés entre copines et portent toutes des pantalons, (à 95%), et ne montent pas en amazone sur les motos mais à califourchon. TOutes les guides que nous avons eues semblent etre des femmes de caractère aux formes physiques d'une do de 12 ans européennes.